Sahara marocain – Le dossier d’un conflit artificiel

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Plus de quarante ans après la Marche Verte du 6 novembre 1975, qui a clos la question de la colonisation des provinces du sud marocain par l’Espagne en permettant leur restitution au Royaume chérifien, une analyse d’envergure est devenue nécessaire sur la persistance du conflit sur le Sahara marocain. Ce conflit a été créé de toutes pièces par l’Algérie et le bloc communiste.

Désinformation, propagande, provocations, campagnes ciblées d’intoxication, toutes les méthodes bien connues de l’activisme totalitaire continuent à fonctionner pour faire survivre un conflit artificiel, devenu l’un des principaux facteurs de déstabilisation de la zone sahélo-saharienne du fait du dynamisme des groupes terroristes auxquels sont désormais liés certains séparatistes.

Il est devenu indispensable de disposer d’un dossier exhaustif sur l’affaire du Sahara marocain, avec en particulier la nécessité de clarifier l’état du droit en la matière et de mettre en exergue les graves conséquences géopolitiques de la persistance du conflit. Tel est l’objet de cet ouvrage, rédigé par des spécialistes de plusieurs pays (Allemagne, Espagne, France, Liban, Sénégal et, bien sûr, Maroc), qui aborde la question sous divers angles : historique, géopolitique, juridique, social ou économique. Sahara marocain, le dossier d’un conflit artificiel s’adresse aux chercheurs et aux étudiants, aux hommes politiques et aux diplomates et, plus largement, à tous ceux qui sont intéressés par le Maghreb et l’Afrique.

  • Éditions du Cerf, 320 pages, avril 2016, 22 €.

  • Charles Saint-Prot est directeur général de l’Observatoire d’études géopolitiques ;
  • Jean-Yves de Cara est professeur de droit international à l’université Paris-Descartes Sorbonne-Paris-Cité et à Sciences Po ;
  • Christophe Boutin est professeur de droit public à l ’université de Caen-Normandie.
  • Avec Babacar Diallo, José Maria Gil Garre, Kerstin Odendahl, Abdelhamid El Ouali, Zeina El Tibi, Henri-Louis Védie.
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