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Depuis l’arrivée au pouvoir, en décembre, de la coalition d’extrême droite conduite par Netanyahou, la tension déjà vive dans les territoires occupés est montée d’un cran. Tous les jours ou presque, des Palestiniens sont tués au cours de raids menés par l’État hébreu. En parallèle, la violence des colons israéliens commettant des agressions sans discrimination contre la population palestinienne s’intensifie.

Dans ces conditions, le chef du gouvernement israélien Benjamin Netanyahou poursuit l’expansion de la colonisation en Cisjordanie occupée en toute illégalité tandis que les bombardements sont incessants dans la bande de Gaza. Les colonies sont de plus en plus nombreuses et le régime sioniste a même  fait des lois pour simplifier la procédure d’accaparement des terres palestiniennes.

Ce régime se soucie fort peu des condamnations (toutes verbales) de l’Union européenne, des États-Unis ou de l’Organisation des Nations Unies qui l’a créé en 1948. Il sait d’ailleurs qu’il peut compter sur le soutien des États-Unis d’Amérique et sur le lâche silence de l’Union européenne (laquelle est devenue le toutou des États-Unis). Quant à l’ONU, elle a toujours été impuissante à résoudre le moindre conflit…

Il y a encore quarante ans, on trouvait des gaullistes, des hommes de droite ou des socialistes pour signer des pétitions en faveur des droits du  peuple palestinien. Qui aujourd’hui signerait ces textes (qui paraissaient dans la plupart des grands médias français) ?

Quel journal aurait le courage de publier — comme Paris Match — les interviews de Charles Saint-Prot avec Yasser Arafat. Il est vrai que personne n’aurait l’idée d’interviewer Mahmoud Abbas. Il est vrai aussi que cette époque était plus proche du général de Gaulle qui avait restauré la politique arabe de la France, aujourd’hui bradée…

Lorsque nous étions plus jeunes nous — Chrétiens, Musulmans et Juifs — proclamions dans les rues de Beyrouth « N’oublions pas la Palestine ! ». C’est ce cri que je veux reprendre aujourd’hui.

Oui « N’oublions pas la Palestine » qui est présente dans le cœur de tous les Arabes bien nés, car sinon de grands malheurs arriveront au monde !

Zeina el Tibi

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